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l'autisme

L'autisme se caractérise par un développement altéré manifeste avant l’âge de 3 ans. Les perturbations sont manifestes dans trois domaines : les interactions sociales réciproques, la communication et le comportement à caractère restreint, répétitif et stéréotypé (par exemple, l’enfant répète de manière immuable certains mouvements, certaines routines ou s’intéresse quasi exclusivement à certains objets, etc.).

Le Professeur Léo Kanner fut le premier à donner, en 1943, un nom à l'autisme . C'est à la Harriet Lane Children's Home qu'il suit onze enfants (huit garçons et trois filles) dont l'histoire, les troubles et les comportements sont différents. Mais le pédopsychiatre américain d'origine autrichienne distingue des caractéristiques communes et les décrit. La plus frappante est l'incapacité de ces enfants à développer une quelconque sociabilité ou à établir une communication avec leur entourage.

L'autisme : c'est quoi ?

 

L’autisme est un trouble neuro-développemental précoce. Les premiers signes apparaissent avant l'âge de 3 ans.

A noter : Aujourd’hui, les classifications internationales renoncent à classer les types d’autisme en grandes catégories (Kanner, Asperger, TED-NOS…), et ont abandonné la notion, longtemps utilisée, de "Troubles Envahissants du Développement" (TED), au profit de "Trouble du Spectre de l’Autisme" (TSA). Mais cette révision des termes étant récente, et pas encore généralisée, vous entendrez certainement ces expressions, ces noms, ou ce vocabulaire au cours de vos démarches, il est donc important que vous les connaissiez.

Les signes de l'autisme

 

Les enfants souffrant d'autisme ont souvent : 

- Des difficultés à acquérir l'usage de la parole, qui apparaît parfois "désorganisée", c'est-à-dire qu'elle ne s'inscrit pas dans un échange verbal cohérent. On observe par exemple la répétition de mots ou de phrases entendus et répétés comme en écho.

- Des comportements répétitifs avec leur corps comme l'agitation des mains, des mouvements de balancier et des manies. Ils adoptent des habitudes routinières et répugnent aux changements qui perturbent leur univers.

- Des crises d'angoisse, des troubles du sommeil ou de l'alimentation. Ils peuvent être pris de colères et avoir des attitudes agressives, y compris envers eux-mêmes.

- Une forte résistance au changement.

- Une hyper ou hypo-sensibilité sensorielle (sons, lumière, couleurs, toucher…)

On ne peut pas parler vraiment de ruptures de relations et de repli sur soi, comme dans la schizophrénie, puisqu'il n'y a jamais eu d'ouverture à autrui, à l'environnement. L'enfant refuse tout contact du monde extérieur. Toute tentative "d'intrusion" conduit à une crise, on parle ainsi de "forteresse vide".

L'autisme est souvent associé à d’autres troubles, dans 70 % des cas, les enfants présentent un  retard de développement mental avec un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70. Certains d'entre eux sont sujets à l' épilepsie.

Les  causes de l'autisme ne sont pas à ce jour totalement élucidées.

Dans les années 1950, un courant de la psychanalyse jugeait que de mauvaises relations entre les parents et leurs enfants pouvaient en être responsables. Cette théorie, qui culpabilisait les parents, n'a aujourd'hui plus cours et est remplacée par des explications d'ordre génétique, biochimique, immunologique et traumatiques.

La communauté scientifique internationale et l'OMS décrivent l'autisme comme un trouble du développement du cerveau pendant sa période de maturation.

Des études ayant porté sur des familles ont pu mettre en évidence un facteur de risque génétique. La probabilité qu'un second enfant autiste naisse dans une famille déjà concernée est de 3 %, ce qui est environ 60 fois plus élevé que dans la population générale.

https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/autisme.htm

 

Le syndrome D’Asperger

 

Le syndrome d’Asperger a été pour la première fois décrit en 1943 par le Dr Hans Asperger, un psychiatre autrichien, puis rapporté à la communauté scientifique par la psychiatre britannique Lorna Wing en 1981. L’association psychiatrique américaine a par ailleurs reconnu officiellement le syndrome en 1994.

Concrètement, le syndrome d’Asperger se caractérise par des difficultés quant au sens social, notamment dans le domaine de la communication verbale et non verbale, des interactions sociales. Une personne Asperger, ou Aspie, est comme atteinte de “cécité mentale” pour tout ce qui a trait aux codes sociaux. A la manière dont un aveugle doit apprendre à se repérer dans un monde qu’il ne voit pas, un Asperger doit apprendre les codes sociaux qui lui font défaut pour évoluer dans ce monde dont il ne comprend pas toujours le fonctionnement social.

Notons que si certains Asperger sont surdoués, ça n’est pas le cas de tous, bien qu’ils aient souvent un quotient intellectuel légèrement supérieur à la moyenne.

Asperger et autisme : quelle différence ?

 

On distingue l’autisme du syndrome d’Asperger par l’intellect et le langage. Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ne présentent généralement pas de retard du langage, ni de déficience intellectuelle. Certains Asperger – mais pas tous – sont même parfois dotés de capacités intellectuelles impressionnantes (souvent médiatisées au niveau du calcul mental ou de la mémorisation).

Selon l’association ‘Actions pour l’Autisme Asperger’, ‘‘pour qu'une personne obtienne un diagnostic d'Autisme de Haut Niveau ou de syndrome d'Asperger, il faut, en plus des critères habituellement identifiés pour un diagnostic d'autisme, que son quotient intellectuel (QI) soit supérieur à 70.”

Notons par ailleurs que l’apparition de problèmes liés à Asperger est souvent plus tardive que pour l’autisme et que les antécédents familiaux sont fréquents.

A quoi reconnaît-on une personne autiste Asperger ?

 

On peut résumer les symptômes d’un autisme Asperger par grands axes :

- des difficultés de communication verbale et non-verbale : difficultés dans la compréhension de notions abstraites, de l’ironie, des jeux de mots, du sens figuré, des métaphores, des expressions faciales , interprétations au pied de la lettre, langage souvent précieux/décalé...

- des difficultés de socialisation : mal à l’aise en groupe, difficultés à comprendre les règles et conventions sociales, à percevoir les besoins et émotions des autres, et à reconnaître et gérer ses propres émotions…

- des atteintes neurosensorielles : gestes maladroits, contact visuel pauvre, expression du visage souvent figée, difficultés à regarder dans les yeux, perceptions sensorielles exacerbées, notamment une hypersensibilité aux bruits ou à la lumière, aux odeurs, intolérance à certaines textures, sensibilité aux détails…

- un besoin de routine, qui se traduit par des comportements répétés et stéréotypés, et des difficultés à s’adapter aux changements, aux imprévus ;

- des intérêts restreints en nombre et/ou très forts en intensité, des passions exacerbées.

Notons que les autistes Asperger, de par leurs différences en termes de communication et de sens social, sont connus pour leur honnêteté, leur franchise, leur loyauté, leur absence de préjugés et leur sens du détail, autant d’atouts qui peuvent être bienvenus dans de nombreux domaines.

Reste que les difficultés de communication et d’intégration sociale que vivent les personnes atteintes du syndrome d’Asperger peuvent être handicapantes et entraîner de l’anxiété, un repli sur soi, un isolement social, une dépression, voire des tentatives de suicides dans les cas les plus sévères. D’où l’importance d’un diagnostic précoce, souvent vécu comme un soulagement pour la personne elle-même et pour ses proches.

Asperger au féminin : des symptômes souvent moins perceptibles

 

Pour diagnosticr un trouble du spectre autistique, qu’il s’agisse ou non d’un syndrome d’Asperger, les médecins et psychologues ont recours à toute une série de tests et questionnaires. Ils recherchent la présence des comportements et symptômes énoncés ci-dessus. Sauf que ces symptômes peuvent être plus ou moins marqués selon les individus, et notamment chez les filles et femmes.

Plusieurs recherches tendent en effet à montrer que les filles atteintes d’autisme ou Asperger seraient plus difficiles à diagnosticr que les garçons. Sans que l’on ne sache encore très bien pourquoi, peut-être pour des raisons d’éducation ou de biologie, les filles autistes et Asperger auraient davantage recours à des stratégies d’imitation sociale. Elles seraient plus observatrices que les garçons, et parviendraient alors à “imiter” les autres, à mimer les comportements sociaux qui leur sont étrangers. Les filles Asperger camoufleraient également mieux les rituels et stéréotypies que les garçons, et présenteraient souvent des intérêts poussés pour des thématiques plus “socialement acceptables”, comme la psychologie, les animaux, etc., là où les garçons Asperger sont plus souvent attirés par des thèmes étranges.

La difficulté du diagnostic serait donc d’autant plus grande face à une fille atteinte du syndrome d’Asperger, à tel point que certaines Asperger sont diagnostiquées très tardivement, à l’âge adulte.

Syndrome d’Asperger : quelle prise en charge ?

 

Pour poser le diagnostic d’un syndrome d’Asperger, l’idéal est de s’adresser à un CRA, Centre Ressources Autisme. Il en existe un par grande région de France, et l’approche y est pluridisciplinaire (orthophonistes, psychomotriciens, psychologues etc.), ce qui facilite le diagnostic.

Une fois le diagnostic d’Asperger posé, l’enfant peut être suivi par un orthophoniste et/ou un thérapeute, spécialisé dans les troubles du spectre autistique, de préférence. L’orthophoniste aidera l’enfant à comprendre les subtilités du langage, notamment en termes d’ironie, d’expressions, de perception des émotions, etc.

Quant au thérapeute, il aidera l’enfant Asperger à apprendre les codes sociaux qui lui font défaut, notamment via des mises en situation. La prise en charge peut se faire au niveau individuel ou en groupe, la seconde option étant plus pratique pour recréer des situations du quotidien auxquelles l’enfant est ou sera confronté (ex : cour de récré, parcs, activités sportives, etc.).

Un enfant Asperger pourra a priori sans problème suivre une scolarité normale. L’aide d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) peut cependant être un plus pour l’aider à mieux s’intégrer à l’école.

Comment aider un enfant Asperger à s’intégrer ?

 

Beaucoup de parents peuvent être démunis face à un enfant autiste Asperger. Culpabilité, impuissance, incompréhension, mise “en quarantaine” de l’enfant pour lui éviter les situations inconfortables… Sont autant de situations, attitudes et sentiments que les parents d’enfants Aspie peuvent parfois connaître.

Face à un enfant Asperger, la bienveillance et la patience sont de mise. L’enfant peut avoir des crises d’angoisse ou des épisodes dépressifs face à des situations sociales où il ne sait pas comment se comporter. Aux parents de le soutenir dans cet apprentissage permanent des normes sociales, mais aussi au niveau scolaire, en faisant preuve de souplesse.

L’apprentissage des codes sociaux peut notamment passer par des jeux en famille, l’occasion pour l’enfant d’apprendre à se comporter dans plusieurs situations, mais aussi d’apprendre à perdre, à laisser son tour, à jouer en équipe, etc.

Si l’enfant Asperger a une passion dévorante, par exemple pour l’Egypte ancienne, les échecs, les jeux vidéo, l’archéologie, il peut être judicieux de profiter de cette passion pour l’aider à se constituer un cercle d’amis, en l’inscrivant par exemple à un club. Il existe même des colonies de vacances à thème pour inciter l’enfant à se socialiser en dehors du cadre scolaire

https://www.parents.fr/enfant/sante/maladies-rares-chez-l-enfant/syndrome-dasperger-tout-savoir-sur-ce-type-dautisme-335167ire.

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