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le trouble bipolaire

le trouble bipolaire touche environ entre 1% et 2.5% de la population française et est l'une des maladies psychiatriques les plus graves.

Le trouble bipolaire dont je suis atteinte et dont j'ai été diagnostiquée en 2012. se decompose en differents types et sous type

il y a le type 1: il faut une phase Maniaque avec un grand M et Depressive entrecoupées d'intervalles libres. c'est la plus typique

il y a le type 2 : il faut une alternance d'hypomanie et de Depressions avec intervalles libres

La type 3 presente des troubles de l'humeur induite par des medicaments, notamment des virages de l'humeur induites par des antidepresseurs, et ceux qui ne presentent que des depressions mais avec des antecedents familiaux de bipolarité 

il y a la cyclothymie qui est de base un trait de personnalité mais qui peut se transformer en trouble et devenir handicapant et presenter bien plus de comorbidités que les deux premiers types de bipolarité

on trouve selon des recherches diverses clssifications des troubles bipolaires, la cyclothymie se retrouvant soit en temps que trouble à part, soit dans le type 2 1/2 . on dit de la cyclothymie que c'est une bipolarité attenuée mais elle est loin de là la forme qui a un fort risque suicidaire. ce n'est pas parce que c'est une forme attenuée qu'elle n'est pas moins handicapante. les fluctuations incessantes des humeurs et lson instabilité font que le sujet et son entourage vivent un enfer quotidien. 

la cyclothymie n'est pas un type de bipolarité mais un temperament qui peut se retrouve sous n'importe quelle type de bipolarité. 

je suis suivie par un psychiatre reconnu. j'ai fait une phase franche à mes 18 ans avec hallucinations et j'ai episodiquement des phases maniaques avec des episodes hypomaniaques de plusieurs mois assez longues. je suis de type 1 . mais je suis de temperament cyclothymique. J'ai de nombreuses comorbidités (anorexie, automutilations, Tocs, addictions...)

chez les type 1. il y a deux sous type: les hyperthymiques. c'est ceux qui je pense sont toujours sur le devant de la scene, et les cyclothymiques.

le trouble bipolaire est considéré comme une des 10 maladies les plus handicapantes et c'est celle qui cause le plus haut taux de suicide, sur la population generale sur le long terme. un maalade sur deux fera une tentative de suicide et 5% en decederont. 

il faut en moyenne 10 ans entre le debut des premiers signes et la mise en place du traitement apres que le diagnostic soit posé. pour ma part, ma premiere depression , j'avais 14 ans, j'ai eu mon diagnostic à 31 ans, cela fait un record de 17 ans d'attente et un nombre incalculable de tentatives de suicide et de depression et de phases maniaque, hypomaniaque et mixte. 

Les symptômes du trouble bipolaire

 

En phase dépressive, le malade montre tous les symptômes d’une dépression majeure

Signes dépressifs

?  État de tristesse, de pleurs, d'émoussement, d'irritabilité ou de colère,

?  Perte d'intérêt pour les activités agréables,

?  Réduction d'activité, peu de projets,

?  sommeil perturbé avec insomnie ou besoin de trop dormir (dans les deux cas, le sommeil n'est pas réparateur et le sujet ne se sent pas en forme),

?  Fatigue importante du lever au réveil,

?  appétit perturbé (peu ou trop d'appétit) avec des changements secondaires du poids,

?  Trop d'inhibition psychomotrice (incapacité de se mettre dans l'action) ou parfois état d'agitation,

?  Discours ralenti et assez pauvre dans son contenu,

?  estime de soi négative, dévalorisation de soi,

?  Sentiments d'être sans aide ou sans espoir,

?  Idées noires de mort ou de suicide.

 

En phase maniaque, il est dans un état euphorique, enthousiaste et/ou irritable. Ses besoins de sommeil sont réduits. Il est en hyperactivité physique, sexuelle, sociale... L’individu se montre très sûr de lui ; il est volubile et se croit capable de tout réussir. Quand cette dernière phase est moins intense, on parle d’hypomanie.

Dans certains cas, cela peut être accompagné d’hallucinations et délires.

 

 

 

La cyclothymie

 

La cyclothymie ne correspond pas à un trouble bien caractérisé du fait de l'absence d'épisodes majeurs. Elle peut être définie comme :

?  Des « Hauts » et des « Bas » cycliques et périodiques ; avec cette définition, on peut se tromper et penser que tout le monde est cyclo ! ce qui n'est pas le cas. Pour certains experts, il s'agit d'une forme intermédiaire entre la normalité et la bipolarité pathologique (définition plus théorique que pratique).

?  Un trouble distinct (selon DSM-IV) avec des épisodes mineurs d'hypomanie et de dépression (succession de « m » et « d »), donc une forme atténuée de la bipolarité. Mais dans la pratique clinique, ce trouble est rarement observé comme il est défini avec ces critères

?  Une disposition de base ou un tempérament caractérisé par une instabilité persistente ; C'est mon hypothèse, car cette définition colle le mieux à la réalité et au vécu des patients.


Ainsi défini, le tempérament cyclothymique est donc une « nature » et pas nécessairement un trouble. Pour parler de trouble, il est exigé qu'à cause de cette instabilité émotionnelle et énergétique que le sujet présente des complications dans sa vie sociale, familiale et/ou professionnelle. Ainsi, la plainte la plus fréquente des sujets cyclothymiques concerne des conflits interpersonnels ou des épisodes dépressifs. Par ailleurs, la cyclothymie est présente chez la moitié des sujets souffrant de troubles anxieux, comme le TOC, le Trouble Panique ou la Phobie Sociale. Le tempérament cyclothymique agit en intensifiant la réactivité du sujet, sa sensibilité au rejet et aux contraintes mineures de l'extérieur. Il augmente ainsi l'intensité et la durée des réactions émotionnelles négatives. Cette hyper-réactivité est déjà visible dès l'enfance. Une équipe de recherche a pu montrer chez les enfants des patients bipolaires la présence d'une telle réactivité.

Les épisodes maniaques (ou hypomaniaques) et dépressifs se succèdent ainsi au cours de la vie.

La maladie débute le plus souvent à la fin de l'adolescence, entre 15 et 19 ans. Certains signes avant-coureurs d'un trouble bipolaire doivent amener à consulter.

A quoi est dû ce trouble de l'humeur ?

 

Ce trouble provoqué par des dysfonctionnements biologiques cérébraux aurait des origines génétiques. Il n’est pas nécessairement héréditaire, mais il existe des prédispositions familiales.

Les événements pénibles de la vie, particulièrement les chocs vécus dans l’enfance, peuvent déclencher ou aggraver la maladie chez les personnes prédisposées.

Quelles sont les conséquences du trouble bipolaire ?

 

En phase maniaque : l’individu peut être amené à adopter des comportements dangereux pour son intégrité physique (conduite en excès de vitesse, relations sexuelles hasardeuses et sans protection…), et socialement problématiques : agressivité au travail avec un risque de perte d’emploi ; dépenses compulsives et inconsidérées ; investissements financiers hasardeux ; addiction au jeu…
 

En phase dépressive : on retrouve tous les symptômes de souffrance dépressive avec un risque suicidaire très marqué. Un malade sur deux fera ainsi au moins une tentative de suicide dans sa vie.

En phase mixte : Dans un épisode (hypo)maniaque ou dépressif typique, l'ensemble des dérèglements (humeur, pensées et comportements) se fait vers la même polarité ou direction. Par exemple, le bipolaire est euphorique, hyperactif, parle vite et fort de plusieurs sujets en même temps et ne dort que peu. Ce cas est une hypomanie « pure » ou typique. Dans une dépression « pure », le jeune paraît triste, lent dans ses gestes et paroles et pense qu'il est nul.

Cependant, les dérèglements maniaques et dépressifs peuvent se superposer et co-exister au sein d'un même épisode. Ils forment ainsi un "Etat Mixte" qui est habituellement plus fréquent chez les jeunes que chez les adultes. Schématiquement, on peut observer deux types d'états mixtes :

Un épisode de manie avec des éléments dépressifs ou « Manie Mixte » : une humeur triste, des sentiments de pessimisme, des idées de suicide ou une inhibition psychomotrice sont présents au sein de l'épisode maniaque. Environ un tiers des manies est de nature mixte si on comptabilise au moins la présence de deux symptômes dépressifs associés. Les épisodes de manie mixte sont caractérisés par une représentation féminine, une co-morbidité anxieuse, un risque suicidaire plus élevé et une mauvaise réponse aux sels du lithium.

Un épisode dépressif avec des éléments (hypo)maniaques ou « Dépression Mixte » : une irritabilité, une agitation interne, un encombrement ou une accélération des pensées, une hyperactivité comportementale co-existent au sein de l'épisode dépressif. Les dépressions mixtes réagissent mal aux antidépresseurs avec un risque élevé d'aggravation, d'une agitation extrême et une possibilité de passage à l'acte


Enfin, la maladie est vraiment éprouvante pour les proches qui doivent supporter les phases de manie au cours desquelles l’individu refuse tout conseil de modération (risques de surendettement…), voire se montre irritable ou agressif ; puis les phases de dépression qui se vivent dans l’abattement et l’incapacité d’agir au quotidien.

 

Plusieurs troubles comportent une forte comorbidité bipolaire : les troubles anxieux (50% des TOC, 20% du trouble panique), les troubles des conduites alimentaires (90% des boulimiques), les troubles de la personnalité borderline (75%), les abus de substances (40%) et le trouble dysmorphie corporelle (45%). Il n'est donc pas étonnant que la bipolarité atténuée soit découverte dans des troubles variés et que le dépistage devienne systématique, notamment avant la prescription des antidépresseurs.

Comment diagnosticr le trouble bipolaire ?

 

Le diagnostic est souvent posé tardivement (au bout de 9 ans en moyenne), car il faut plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que la succession des cycles soit perceptible.

C’est souvent un épisode maniaque aigu (qui impose une hospitalisation temporaire) qui permet de le poser. Le diagnostic est plus difficile quand les phases hypomaniaques se signalent juste par un léger état d’euphorie. Dans ce cas, le malade peut être perçu à tort comme dépressif. Ou alcoolique.

Le médecin traitant qui ne voit le malade qu’occasionnellement (et plutôt en phase dépressive) n’est pas forcément en situation de constater les variations de l’humeur. Le malade lui-même, quand il est en phase euphorique, ne se perçoit absolument pas comme tel : il se sent en pleine forme !

C’est souvent l’entourage qui sonne l’alarme.  Les proches doivent être particulièrement attentifs aux changements de comportement d'un adolescent ou d'un jeune adulte : repli sur soi, décrochage scolaire, conduites à risque…).

 

Comment traiter le trouble bipolaire ?

 

L’hospitalisation est souvent indispensable en phase maniaque aiguë ou, en phase dépressive, quand le risque de suicide semble inquiétant. Ces hospitalisations ont pour but d’empêcher le malade de se nuire, mais aussi de permettre aux médicaments de montrer leurs premiers effets.

Les troubles de l’humeur doivent en effet être régulés par des médicaments spécifiques, les thymorégulateurs, les plus anciennement connus (et toujours très utiles) étant les sels de lithium. D’autres psychotropes peuvent être prescrits plus ponctuellement en cas de phase maniaque ou de phase dépressive.

Des médicaments thymorégulateurs à vie

 

Les thymorégulateurs doivent être pris à vie (ce qui n’est pas toujours bien accepté par les malades qui ont tendance à arrêter le traitement dès qu’ils se sentent mieux). Ils ont un effet préventif qui permet d’éviter les rechutes et, dans de nombreux cas, cela permet aux patients de retrouver une vie normale.

Des mesures psychoéducatives qui permettent aux malades de contrôler la maladie (en évitant la fatigue, en apprenant à limiter les événements perturbateurs…) restent néanmoins indispensables.

Commentaires

  • Maya

    1 Maya Le 17/11/2020

    merci pour les messages. Je ne sais pas où chacun se situe, mais je suis suivie par un specialiste recnnu sur paris Elie Hantouche, mais il exste des centres experts fondamental prtout dans la France.
    https://www.fondation-fondamental.org/les-soins-innovants/centres-experts-le-reseau

    Vous pouvez me contacter plus precisement par mail pour parler de vos soucis personnellement, je vous repondrais en privé. Dites que vous venez du site mayasoleil atypic.
  • Alfred

    2 Alfred Le 14/11/2020

    Bonjour. Je m’appelle Alfred.
    J’ai un frère qui a souvent des troubles d’humeur et des crises d’angoisses. C’est vraiment fréquent et je constate chez lui des variations de l’humeur, ce que lui-même ne perçoit pas. Au début, la famille pensait qu’il souffrait du burn-out, car il était en proie à l’épuisement professionnel, au stress au travail et à un sentiment d’impuissance. Mais après des consultations médicales, on nous a révélé qu’il souffre du trouble bipolaire.
    C’est en faisant des recherches pour savoir comment traiter le trouble bipolaire que je suis arrivé sur ce blog qui est vraiment riche en informations sur cette maladie.
    Merci et du courage à vous.
  • Johann

    3 Johann Le 12/09/2020

    Bonjour à tous. Je m'appelle Johann et je suis un peu préoccupé par mon état actuel. J'ai constamment des troubles nerveux et je voudrais l'avis d'un spécialiste. Je n'arrive plus à me contenter des conseils du site vivre pleinement, qui m'ont tout de même beaucoup aidé. vivre pleinement
  • Natty Punch

    4 Natty Punch Le 12/09/2020

    Bonjour ! je suis Natty Punch. Je traverse depuis quelques mois de durs moments dans ma vie. Je suis constamment sujette à des crises d'anxiétés et des difficultés nerveuses qui me rendent la vie difficile, à moi et à mon entourage. J'ai essayé plusieurs options pour m'en sortir dont les conseils du site vivre pleinement. Cependant, je ne trouve pas satisfaction. Je crains que cela ne s'aggrave pour entraîner une bipolarité. Mon souhait est que vous me recommandiez un expert pour me suivre afin que je sorte de cette mauvaise passe. Je vous prie de m'aider.vivre pleinement

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